Bordeaux prend de nouvelles mesures pour reconnaitre son passé négrier

Bordeaux prend de nouvelles mesures pour reconnaitre son passé négrier
Alain Juppé a validé les propositions de la Commission de réflexion sur la mémoire de l’esclavage et de la traite négrière à Bordeaux (Crédit photo: DR)

Depuis quelques années, Bordeaux reconnait son passé négrier. Sous l’initiative de l’association Mémoires & Partages notamment, plusieurs démarches sont entreprises pour dévoiler cette réalité historique et entretenir le travail de mémoire. A l’occasion du 170em anniversaire de l’abolition de l’esclavage, la mairie à décidé d’aller plus loin. Il y a quelques jours, le maire Alain Juppé a validé dix propositions faites par la Commission de réflexion sur la mémoire de l’esclavage et de la traite négrière lancée en 2016.
– Renforcer le partenariat avec le Rectorat et les acteurs associatifs
– Création d’un Prix de la Ville
– Renforcer les partenariats du musée d’Aquitaine et initier un partenariat entre Bordeaux et Port-au-Prince (Haïti)
– Création d’un jardin pédagogique
– Donner les noms d’Edouard Glissant et de René Maran à des équipements culturels de la ville
– Améliorer la pédagogie via les rues portant le nom de négriers et d’esclavagistes
– Donner des noms d’abolitionnistes et d’esclaves ayant vécu à Bordeaux à des rues de la ville
– Construire une œuvre mémorielle à l’effigie de Modeste Testas
– Valoriser et aménager le square Toussaint Louverture
– Mettre en place une campagne de communication dans les transports en commun
Rapport complet de la commission

Entre le XVII et le XIX siècle, Bordeaux a été l’un des plus importants ports négriers de la façade atlantique. D’après les sources, 120 000 à 150 000 esclaves africains ont été déportés vers les Amériques par des armateurs bordelais.

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