Cameroun : l’avocate Lydienne Yen-Eyoum libérée de prison

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C’est la fin d’un long calvaire pour Lydienne Yen-Eyoum. Cette avocate Française d’origine camerounaise était incarcérée au Cameroun depuis janvier 2010. Elle était accusée de détournement de fonds public (1,5 millions d’euros) et avait été condamnée à 25 ans de prison par le Tribunal criminel. Malgré la tournure des événements, elle a toujours clamé son innocence.

Elle pouvait compter sur le soutien de plusieurs personnes en France qui s’étaient mobilisés pour la faire sortir de prison. Parmi eux, Michel Atangana, un autre Français d’origine camerounaise, qui avait été emprisonné pendant 17 ans au Cameroun, dont cinq à l’isolement, pour des motifs similaires. Il avait finalement était blanchi des accusations. En ce qui concerne le cas de l’avocate, il avait déclaré que les éléments qu’il avait à disposition l’innocentaient.

Retournement de situation lundi quand le président Baul Biya a accordé à Yen-Eyoum une remise de peine. Pour ses avocats cette libération est autant bienvenue qu’inattendue puisqu’ils avaient épuisé tous les recours juridiques. Néanmoins, cette grâce n’efface pas la condamnation. Elle doit toujours rembourser à l’Etat Camerounais la somme de 1,5 millions d’euros et les éléments vont se reporter dans son casier judiciaire.

Cette libération n’est cependant pas bien vue par tout le monde. Sur place, ils sont plusieurs à dénoncer une « mascarade » et un « manque d’indépendance ». Ainsi, comme l’écrit le site 237online.com, « Soyez Français(se), pillez le Cameroun, contactez l’ONU et vous serez libre ». Le site accuse la France et l’ONU d’avoir fait « d’énormes pressions » sur le gouvernement Camerounais pour obtenir cette libération. L’organisation mondiale avait jugé son arrestation « arbitraires » et demandait au Cameroun de prendre les mesures « pour remédier au préjudice matériel et moral » tandis que des représentants français, dont François Hollande, avaient rencontré plusieurs fois Paul Biya pour demander sa libération.

Crédit photo (AFP/ Yen-Eyoum Family)

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