Des centaines de manifestants à Paris pour dénoncer l’esclavage

Une manifestation a été organisée à Paris après les révélations de l’existence de marchés aux esclaves en Lybie (Crédit photo: AFP)
Une manifestation a été organisée à Paris après les révélations de l’existence de marchés aux esclaves en Lybie (Crédit photo: AFP)

La semaine dernière CNN présentait un reportage sur l’asservissement de migrants subsahariens en Lybie. On y voit notamment une séquence ou deux jeunes hommes sont vendus aux enchères par des personnes non identifiées. Une voix les présente comme « des garçons grands et forts pour le travail de ferme ».

Cette vidéo a suscité un immense tollé en France et surtout en Afrique. Plusieurs personnalités ont fait part de leur indignation et de leur tristesse, comme l’animateur Claudy Siar et le chanteur Alpha Blondy, qui a appelé les Africains à assiéger les ambassades libyennes dans leurs pays respectifs.

La mobilisation a été importante en France où deux manifestations ont été organisées le samedi 18 novembre, une à Paris et l’autre à Toulouse. La première aurait réuni au moins un millier de personnes selon la préfecture de police de la ville, 6000 selon les organisateurs. Les manifestants ont répondu à l’appel de plusieurs associations, notamment le Collectif contre l’esclavage et les camps de concentration en Libye (CECCL) créé à la suite du reportage de CNN.

De son côté le gouvernement libyen d’union nationale (GNA), a évoqué des actes « inhumains » et a annoncé l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur ces marchés aux esclaves.

Ce reportage rappelle au monde que si l’esclavage a été universellement aboli, il reste pratiqué de manière officieuse dans certains pays. Le dernier à l’avoir officiellement aboli est le Pakistan en 1992. En Afrique c’est la Mauritanie qui est la dernière à y avoir renoncé en 1980. Néanmoins, sa pratique n’a pas été éradiquée. Ainsi, l’historien Christian Delacampagne avançait en 2002 dans Histoire de l’esclavage. De l’Antiquité à nos jours, qu’il restait au moins 100 000 esclaves dans le pays à ce moment-là.

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