Emmanuel Macron a présenté son projet pour combattre les discriminations à l’embauche

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Emmanuel Macron a présenté son projet pour combattre les discriminations à l’embauche
Emmanuel Macron sollicite les entreprises pour diminuer le taux de chômage dans les banlieues (Crédit photo : AFP/Ludovic Marin)

Lors de la présentation de ses mesures en faveur des banlieues le 22 mai, Emmanuel Macron a demandé aux entreprises du SBF 120 de « prendre leur part » dans la lutte contre le chômage en multipliant les embauches. Dans cette perspective, il a annoncé que ces 120 entreprises allaient être soumises à des « testing » (tests anonymes) pendant trois ans, au rythme de 40 entreprises par an. L’objectif est de détecter celles qui pratiquent la discrimination à l’embauche.

Le testing est souvent utilisé par des associations antiracistes, mais pas seulement. Il a déjà permis de mettre en évidence des cas de discriminations dans les entreprises. En 2016 une opération de ce type menée par le ministère du travail et son service statistique avait testé une quarantaine d’entreprises de plus de mille salariés. Les résultats avaient montré que pour des candidatures identiques, 47% de celles avec un nom qualifié « d’hexagonal » avaient reçu des réponses positives, contre 36% pour celles avec un nom à consonance maghrébine.

Le taux de chômage dans les 1300 quartiers prioritaires en métropole est de 25% contre moins de 10% dans le reste du pays. Pour beaucoup de militants politiques, ce fort taux serait causé par les discriminations à l’embauche, souvent en fonction de l’origine, mais aussi en fonction d’un handicap, de l’orientation sexuelle….

Avec le « testing » Emmanuel Macron veut « montrer à tous les esprits chagrins que quand on aide les entrepreneurs à réussir, ça peut être efficace et juste ». La méthode est cependant critiquée par certains observateurs qui la jugent inefficace et coûteuse. S’il est bien de mettre en évidence les pratiques discriminatoires, encore faut-il mettre en place les moyens nécessaires pour les combattre. Le gouvernement sera jugé sur sa capacité à sanctionner les entreprises qui ne jouent pas le jeu. Il faut également noter que son projet ne concerne que 120 entreprises. Même si ce sont les plus grandes du pays, ce ne sont pas nécessairement celles qui recrutent le plus.


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