Rencontre avec Sony ROSET, mannequin et vainqueur de Top Model Europe

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Rencontre avec Sony Roset

Sony ROSET est un mannequin de 25 ans. Depuis quelques années il grimpe les échelons du mannequinat européen, jusqu’à avoir été élu Top Model Europe en février dernier. Grace à ce titre, il participera à la finale mondiale de Men Universe 2018.

Bonjour Sony, vous êtes mannequin depuis quelques années maintenant. Comment-êtes vous arrivé dans ce monde ?
Il y a cinq ans, je me suis fait repérer dans la vie de tous les jours par un professionnel qui organise des défilés de mode. J’ai commencé à défiler en France, sachant que je suis né en Sarthe dans la ville du Mans où j’ai passé toute mon enfance. Je ne pensais pas travailler dans ce milieu puisqu’avant j’étais passionné par le football.

Beaucoup de jeunes se constituent des books. Peut ont-vivre du métier de mannequin sans être une grande star?
Tout d’abord, le book est l’outil professionnel du mannequin qui doit être régulièrement mis à jour pour lui permettre d’avancer. Il n’y a plus réellement de star dans le mannequinat, comme dans les années Naomi ou Cindy, mais certains en vivent. D’autres complètent leur salaire mensuel. Il faut avant tout essayer de décrocher de bons contrats via les agences ou avec son réseau que l’on développe à chaque nouveau défilé ou séance photos.

Est-ce qu’il est plus difficile pour un homme de percer que pour une femme ?
Une fille commence en moyenne vers 14, 15 ans pour être à son top niveau à 20 ans et pour finir sa carrière vers 25, 30 ans pour certaines. Chez les hommes les mannequins peuvent percer jusqu’à 25 à 30 ans et durer pendant quelques années, surtout s’ils ont l’opportunité d’entrevoir une carrière séniore. Pour une femme, la carrière est plus courte et elles doivent commencer plus jeune, c’est peut-être en ce sens ou ce serait pour moi plus difficile. A 14, 15 ans, on vient tout juste de quitter l’enfance !

De nos jours le sexisme est montré du doigt tandis que le féminisme se renforce. En exposant des jeunes femmes pour leur beauté, la mode transmet-elle des valeurs à contre-courant de l’époque ?
Dans le mannequinat, les hommes sont autant exposés que les femmes, tout dépendra du public qui est visé par la campagne publicitaire par exemple.

Plusieurs commentateurs critiquent également le manque de diversité dans le milieu de la mode. Vous qui êtes dedans, avez-vous remarqué des réticences à montrer des minorités ?
Je pense que nous sommes encore dans une époque où certains estiment toujours qu’exposer trop de « mixité » n’est pas très commercial. Après, si on revient à plus de 20 ans en arrière, il y a eu pas mal d’évolution comme vous pouvez le constater. Donc sur du long terme l’évolution est peut-être lente mais reste en très bonne voie. Espérons qu’à l’avenir nous verrons encore plus de diversité dans la mode.

En février dernier vous avez remporté la finale de Top Model Europe 2018 face à 8000 concurrents. Comment avez-vous vécu cette compétition ?
Je me vois encore au début du concours de la compétition, au casting et en formation, j’étais plutôt réservé et aujourd’hui, j’ai beaucoup changé, évolué. C’était une expérience unique dans laquelle je me suis toujours donné au maximum et ça s’est terminé par un sacre. Ce concours est, pour moi, une bonne école de formation pour celui/celle qui sait où il/elle veut aller.

Cette victoire a-t-elle déjà apporté des changements dans votre carrière ?
C’est simple, avant je tournais à un ou deux projets professionnel par mois et depuis mon sacre, je tourne a un à deux projets par semaine au minimum. En juillet prochain, je fais mes valises pour la République Dominicaine où je défilerai à la Fashion Week et participerai à la compétition mondiale de Men Universe 2018 à laquelle je suis invité suite à mon titre de Top Model Europe. J’y représenterai la France (Guadeloupe) parmi les 50 pays participants. J’espère y remporter le titre mondial.

Quels sont vos projets pour les années à venir ?
A court terme, je me concentre entièrement à Men Universe et à long terme l’idée serait de dépendre entièrement du mannequinat.

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui souhaitent devenir mannequin ?
Tout d’abord, la règle d’or est de s’entourer des bonnes personnes. Ensuite, ne pas croire qu’il n’y a que de bons cotés dans ce métier, ça reste également un travail qui peut être difficile avec de nombreux déplacements et de longues heures de préparation. Il faut savoir aussi provoquer le destin, tout en étant patient. Et enfin, toujours être optimiste et visionnaire dans ce que l’on fait. Pour les modèles qui souhaitent débuter dans ce milieu, ils peuvent tenter leur chance directement dans les agences, mais la réponse est souvent négative car on est souvent mal préparé, on est trop timide ou sans expérience. Personnellement, j’ai préféré d’abord gagner de l’expérience sur des défilés et participer au concours Top Model Europe qui m’a permis de développer mon potentiel, mon estime de moi-même, etc, ce qui fait qu’aujourd’hui la réponse est dorénavant plus souvent oui que non lorsque je me présente à un casting. C’est pour cela que je recommande vraiment Top Model Europe aux jeunes ayant du potentiel et qui s’intéressent au mannequinat. On y est formé et surtout on nous renvoie une idée sur l’univers réel de la mode avec ses cotés positifs et négatifs.

Et après le mannequinat ? Comment peut-on se reconvertir ?
Tout ce dépend ce que l’on aime. Je pense rester dans l’univers de la mode.

Votre carrière semble bien lancée maintenant. Je n’ai plus qu’à vous souhaiter de réussir à Men Universe et de planter le drapeau de la France sur le Mont Olympe (rire).
Je vous remercie, c’était un plaisir d’avoir répondu à votre interview.

Pour soutenir la candidature de Sony à Men Universe 2018, suivez-le sur sa page Facebook.

Propos recueillis par Yannick Tatieu.


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