Théo Luhaka a été mis en examen pour « escroquerie en bande organisée »

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Théo Luhaka a été mis en examen pour « escroquerie en bande organisée »
La justice soupçonne Théo Luhaka d’avoir participé à une vaste fraude portant sur des centaines de milliers d’euros d’aide publique (Crédit photo: DR)

En février 2017 Théo Luhaka devenait un symbole des violences policières après une interpellation qui avait mal tourné à Aulnay-Sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Le jeune homme qui a été blessé accusait les policiers d’avoir fait preuve de brutalité et de l’avoir violé avec un bâton télescopique. L’expertise médicale avait effectivement constaté une plaie longitudinale de 10 cm du canal anal et d’une section du muscle sphinctérien. L’affaire était remontée jusqu’aux plus hauts sommets de l’Etat, puisque l’ancien Président François Hollande s’était rendu à son chevet. Depuis, l’enquête n’est toujours pas arrivée à son terme, mais plusieurs éléments sont venus mettre à mal la défense de la victime, qui a d’ailleurs changé de version.

Le Parisien et l’AFP ont révélé hier que Théo a été mis en examen le 31 juillet pour « escroquerie en bande organisée, blanchiment, faux et usage de faux et travail dissimulé au préjudice d’un organisme chargé d’une mission de service public« . L’affaire en question n’est pas nouvelle puisque le parquet de Bobigny avait ouvert en juin 2016 (antérieurement à son viol présumé) une enquête pour « suspicion d’abus de confiance et escroquerie » entre 2014 et 2016 contre la société Aulnay Events que présidait l’un de ses frères.

Ce qui est nouveau en revanche est que la justice le soupçonne d’avoir participé à cette vaste escroquerie. Ainsi, Le Parisien rapporte que sur les 643 000€ de subventions d’Etat octroyés dans le cadre du dispositif des « emploi avenirs », 170 000€ ont été versés sur les comptes de huit membres de sa famille. Le journal précise que Théo aurait perçu à lui seul 52 000€, tandis que les 42 salariés de la société n’ont pas ou peu été rémunérés et que les montants dûs à l’URSAFF (370 000€) n’ont pas été réglés.

Son avocat, Me Antoine Vey, est monté au créneau pour dénoncer « une non-affaire » et « une volonté de nuire à son image en le présentant comme un délinquant afin de le décrédibiliser ». Il explique que les « fautes de gestion reconnues par Mickaël (son frère) n’ont rien à voir avec l’affaire dans laquelle Théo est victime » et que les sommes qu’il a touché correspondent à « un travail effectif ».


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