Un an de prison avec sursis requis contre Kaaris et Booba

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Un an de prison avec sursis requis contre Kaaris et Booba
Le procureur a comparé Kaaris et Booba à des « petit-bourgeois » du clash qui « offrent un spectacle indigne » (Crédit photo : Benoit Peyrucq/AFP)

Ce jeudi se tenait le procès très attendus de Kaaris et Booba, suite à la bagarre qu’ils avaient déclenchée à l’aéroport d’Orly le 1er août. Ils étaient 11 personnes au total à comparaitre pour « violences aggravées » et « vols en réunion ». Les deux rappeurs ont pu compter sur leurs fans, qui se sont déplacés en masse pour les soutenir. Si quelqu’uns ont pu assister à l’audience, des dizaines ont dû rester à l’exterieur, affichant des t-shirts « team Booba » ou « team Kaaris ».

Initialement programmée à 13h mais commencée à 15h seulement, l’audience s’est poursuivie jusqu’à tard dans la nuit. Elle a été entrecoupée de plusieurs suspensions et de quelques moments absurdes, notamment quand un technicien maladroit a passé pendant une demi-seconde un morceau de Booba à plein volume sur les enceintes du tribunal, alors qu’il cherchait à lancer les vidéos de surveillance de l’aéroport.

A la barre Kaaris et Booba ont adoptés des attitudes différentes. Le premier a tenu à faire son mea-culpa et à prendre ses responsabilités : « C’est pas bon ce qu’il s’est passé. Je regrette et présente mes excuses à toutes les personnes qui étaient là ou qui ont été choquées par ces images ». En revanche le second c’est montré moins coopératif, voir même « insolent », obligeant la présidente à lui rappeler qu’il doit se lever quand il s’adresse au tribunal. Mais les deux se sont rejoints sur un point : ils ne se sont battus que pour se défendre et accusent l’autre groupe d’avoir lancé les hostilités. Et quand on les a interrogés sur leur clash qui dure depuis plusieurs années sur Internet, Booba s’est contenté de répondre que « Tout ça, ce n’est rien, c’est internet. Ce n’est que du divertissement ».

Finalement, après plus de 10 heures d’audience, le procureur a requis un an de prison avec sursis pour les deux rappeurs, refusant de faire une différence entre les deux camps. « Ce qui est acquis au débat, c’est que [Booba] a porté le premier coup. Mais aussi que c’est [Kaaris] qui est allé à son contact pour engager l’altercation », a-t-il justifié en les qualifiant de « petit-bourgeois du clash » et « d’artistes qui n’assument pas (…) et offrent un spectacle indigne ».

En ce qui concerne les neuf autres prévenus, il a requis des peines allant de six mois de prison avec sursis à huit mois de prison ferme pour ceux étant en état de récidive légale. Le tribunal correctionnel de Créteil (Val-de-Marne) rendra sa décision le 9 octobre. Il a d’ores et déjà levé leur contrôle judiciaire, ce qui va permettre à Booba de rejoindre sa famille à Miami, où il réside.


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